près 6 mois de réflexion intense, notre génie au sommet avait
enfin trouvé ce qu’il allait faire de son pouvoir et l’avait appelé de ses vœux en début d’année : son grand projet, c’est « la politique de
Civilisation ».
Bon, personne ne comprend trop de quoi il s’agit, mais dans ce monde du tout-communication, le médium étant le meilleur véhicule
du message, notre Prince montrera d’abord le chemin. Et, quelques jour après, paf, 1er signal-slogan au salon de l’Agriculture : « Casse-toi , pauvre con .. ».
Aaaaaah d’accord, c’est ça !
Mal hexagonal : 80 % des François souffrent du dos
Donc, cette politique commencera par s’appliquer à lui-même : Je suis l’Exemple. Regardez comme le pouvoir
, c’est sexy, bande de larves, et, tas de cloportes, comme le fric, c’est chic.
Pouvoir-pognon, matez
comment ça décomplexe : que je m’tape des suites à Pékin à 8 000 euros la nuit, des vacances en yacht, des montres en …ex, des Ex en poules de luxe qu’on exhibe comme autant de
bijoux de famille et une Porsche Cayenne comme voiture officielle (Nooon ?? Bah Si.)
Très vite, ça tape tellement l’œil que la persistance rétinienne rappelle des trucs, d’abord à l’étranger, Berlusconi ou
l’oligarchie russe, et, ensuite, là-bas et ici, toute une époque, celle des années frics, la décennie 80.
Normal, c’est dans ces années là que notre homme a connu ascension et reconnaissance sociales, politiques et
économiques. Les 80’s, c’est son truc, entre recyclage des 60s (on en a déjà causé) et refoulement des 70’s (idéologies, critiques et luttes sociales et
politiques)
Les sceptiques froncent les sourcils. Regardons au-delà du m’as-tu vu, et observons plutôt
les rémanences avec les grandes « idées » de ces années-là :
- La fin affirmée des idéologies (par ici le PS, les clivages, c’est dépassé ! )
- La fin de l’histoire, et
donc de l’histoire économique avec l’acceptation de la fatalité du règne du Roi capitalisme sans remise en cause ( en Chine !, en Chine ! )
- L’apologie de la guerre (sus à L’Iran ! Allez tous en Afghanistan !)
- le recours systématique aux experts par opposition aux intellectuels dont la fonction première est la pensée critique et indépendante (Combien de conseillers déjà ?
Combien de commissions, déjà ? Et revoilà Attali,… Ah oui et un cabinet pour noter les ministres…)
- une islamophobie fondamentale (le scandale du Conseil du Culte Musulman, la Turquie…)
- la figure de l’entrepreneur ultra-caricaturale comme incarnation du citoyen idéal : (et que je te remets en scelle Tapie et que je
souhaite la fin de la pénalisation du droits des affaires…)
- la communication tous azimuts (euh, là pas besoin d’exemples, non ?…)
- Et pour conclure, le fumeux, euh non, le fameux esprit d’entreprise et sa « culture du résultat »
à l’aune de laquelle toute cette politique doit être jugée.
Gourvernement : le discours de la méthode
Ben justement, c’est c’qu’on va faire. Parce que si beaucoup de choses ont lamentablement échoué (le pouvoir d’achat, les heures sup…’) énormément ont été enterrées,
anecdotiques ou plus profondes( de la lettre à Guy Moquet à la fin des départements) ; il y a quand même eu quelques réformes et mesures qui en 1 an ont, ou vont changer la vie et pour
longtemps.